Par Bertrand le 7 mai 2008
Comment améliorer les voies ferrées auvergnates en très mauvais état ? René Souchon, président du Conseil régional d’Auvergne avait fait des propositions et attendait la réponse. Mauvaise nouvelle, le Premier Ministre se montre hostile à « l’abandon de tout ou partie des recettes de péages ».
"Alors que la Région proposait de financer (en substitution de Réseau Ferré de France) une partie des travaux nécessaires à la régénération des voies par le biais d’un emprunt à hauteur de 125 millions d’euros sur 30 ans en échange d’une réduction du montant des péages payés à RFF, le Premier Ministre écarte les propositions régionales au motif que les finances de RFF sont dégradées, ce qui vient d’ailleurs d’être mis en évidence par le rapport accablant de la Cour des Comptes.
Face à ces difficultés budgétaires et à la situation dégradée des comptes publics de l’Etat, il est proposé à la Région de s’engager financièrement et sans contreparties dans un plan rail sur la base d’un emprunt régional (solution adoptée par la Région Midi-Pyrénées).
Pour le Président du Conseil régional, le contribuable régional n’a pas à supporter les efforts financiers en matière de régénération, efforts qui normalement incombent à RFF.
S’il se déclare bien évidemment disponible pour évoquer les modalités d’un « Plan Rail Auvergne », René Souchon précise que ce plan ne pourra se faire sans un investissement fort et supplémentaire de l’Etat et de RFF, engagement dont il n’a jamais pu être débattu jusqu’à présent.
Le Président du Conseil régional souligne par ailleurs qu’il aura fallu des interventions répétées, et ce depuis plusieurs mois, pour obtenir une réponse de la part du gouvernement, lequel pour la première fois évoque la possibilité d’un « Plan Rail Auvergne », sans pour autant avancer des propositions de financement.
Au-delà du discours, et alors que la loi « Grenelle I » va bientôt être discutée au Parlement, loi qui par ailleurs ignore les projets de TGV auvergnat au moins jusqu’en 2020, l’Etat et RFF doivent rapidement s’engager sur un montant de travaux qu’ils sont prêts à financer pour renouveler le réseau auvergnat.
En fonction de la qualité de ces propositions, d’éventuelles discussions pourront alors s’engager pour rechercher des partenariats."
Je crains qu’hormis la radiale desservant clermont et les tronçons de ligne periurbains le réseau ferré auvergant ne soit soit condamné Pour rénover plusieurs solutions : 1- faire payer l’utilisateur à savoir l’usager 2- basculer des crédits affectés à la route vers le rail 3- augmenter les impôts
Reste à connaître l’utilité de l’investissement vis à vis du trafic clairsemé de ces lignes (type Montluçon clermont, Montluçon Ussel etc...
Voir les chiffres édifiants de l’usage du réseau ferroviaire sur l’article d’Agoravox ! 46% du réseau n’absorbe que 6% du trafic ! Il ne faut à mon avis pas rêver sur les investissements nationaux qui pourraient être apportés au réseau ferré secondaire d’Auvergne. Hormis la solution 2 qui se fait à coût constant, toutes les autres nécessitent de mettre la main à la poche. Etes-vous prêts à payer ?
Lire l’article sur agoravox
l’état des lignes et les travaux prévus ne sont pas à la hauteur des sommes versées depuis des années
Erreur, la redevance versée par la région à RFF via la SNCF ne représente qu’un quart du coût des travaux effectués par RFF sur le réseau TER auvergnat.
Une terrible impression m’envahis !
L’impression que notre région est totalement délaissé dans les arbitrages budgétaires du moment. Je comprend que l’État manque d’argent et qu’il n’est pas possible de rattraper des décennies de sous-investissement dans le réseau ferroviaire auvergnat.
Mais de là à demander à la région (donc à nous) de supporter seule les investissements nécessaires, alors que la région finance déjà presque tout les trains circulant en Auvergne puisque la SNCF a substitué des TER à la plupart des Corail, c’est un peu fort !
Nous ne sommes pas vraiment une région riche, et il faudrait en plus mettre la main à la poche de façon exorbitante !
Je pensais vivre dans une République indivisible et où la solidarité nationale s’appliquait pour justement éviter que ceux ayant moins de moyens se voient privés d’infrastructures de qualité...
Cette fin de non recevoir est tout simplement UNE HONTE !