Par Bertrand le 7 octobre 2008
Le manufacturier a motivé sa décision par l’esprit de compétition qui est au cœur de Michelin : « La compétition au plus haut niveau est utile car la concurrence entre plusieurs manufacturiers de pneus est un précieux stimulant pour mettre au point des pneumatiques toujours plus performants qui seront un jour sur les véhicules des clients. En effet, le pneumatique a une importance primordiale dans la performance d’un véhicule et peut faire une grande différence. Cette concurrence contribue à l’animation du spectacle.(...) Les organisateurs du MotoGP ont décidé de faire appel à un seul fournisseur de pneumatiques pour les prochaines saisons, ce qui exclut, de facto, la concurrence génératrice de progrès. »
Michelin a indiqué que les moyens de recherche affectés au MotoGP seront redéployés au service de l’innovation qui est au cœur de la stratégie du groupe pour servir ses clients. La Fédération internationale de moto (FIM) de s’en remettre à un seul fabricant de pneumatiques dès la saison prochaine.
La FIM, qui a annoncé avoir reçu une demande du japonais Bridgestone, devrait communiquer sa décision le 18 octobre.
Dommage que Michelin quitte la compétition moto après avoir abandonné la F1. Michelin a dominé pendant des années les autres constructeurs.
Mais depuis l’arrivée de JP Weber en MotoGP, rien ne va plus. Il n’a pas compris la chance qu’il avait de travailler avec un grand champion comme Rossi. Il s’est comporté avec arrogance, sans tenir compte de son avis, tout comme l’avait fait Honda il y a quelques années. Michelin a voulu développer un pneu avant plus large et donc plus souple, alors que Rossi préfère utiliser des pneus plus rigides. Résultat : des pneus de mauvaise qualité qui ont permis à Bridgestone de dépasser facilement Michelin. A un tel point que Honda a failli ne pas prendre le départ d’une course cette année tellement les pneus Michelin étaient de mauvaise qualité.
Je ne comprends pas que Michelin n’ait pas remplacé Weber lorsque les problèmes se sont accumulés.
C’est inquiétant pour l’avenir. C’est la compétition qui permet de valider les choix technologiques. Je suis persuadé que cela va se ressentir et que la qualité des pneus va baisser, ce qui entrainera ipso facto une baisse des ventes et des difficultés pour Michelin. Surtout avec la conjoncture économique à venir.