Economie
Par Bertrand le 19 février 2007
Michel Rollier, Gérant associé commandité de la Compagnie Générale des Etablissements Michelin, soumettra au vote des actionnaires lors de la prochaine Assemblée du 11 mai 2007 des modifications concernant la gouvernance du groupe Michelin.
Il s’agit d’adapter les règles de gouvernance de la Compagnie et de renforcer l’équipe de direction en appelant à ses côtés deux Gérants non commandités. Rappelons que Michelin a depuis 140 ans le statut juridique original de société en commandite par actions (SCA). Dans ce type de société, les commandités sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes sur leurs biens propres.
Michel Rollier qui dirige seul la manufacture depuis la mort d’Edouard Michelin souhaite désormais que la composition de la direction puisse être élargie à des Gérants non commandités pour mieux assurer la collégialité de la gérance et sa pérennité. Les nouveaux Gérants non commandités constitueraient avec le Gérant associé commandité, la Gérance de la société, la primauté de direction étant exercée par le Gérant associé commandité, Michel Rollier.
Michel Rollier a ainsi précisé : « Le décès brutal d’Edouard Michelin en mai 2006, a conduit à ce que je sois seul Gérant associé commandité de la CGEM. En accord avec le Conseil de Surveillance, je souhaite que soit renforcée l’équipe de direction par la nomination de Gérants non commandités qui viendront partager avec moi les responsabilités de gestion de la Compagnie. »
Ce ne seront toutefois pas des Michelin. Les gérants proposés sont ainsi Didier Miraton et Jean Dominique Senard, respectivement Directeur de la recherche et de la performance industrielle et Directeur financier, tous deux actuellement membres du Conseil Exécutif du Groupe. Didier Miraton entré chez Michelin en 1982, a fait l’essentiel de sa carrière dans la recherche et l’innovation. Jean Dominique Senard a lui rejoint Michelin il y a deux ans après une longue expérience de direction dans de grands groupes internationaux.
Deux profils complémentaires qui seront nécessaires pour affronter une concurrence accrue venue de Corée et de Chine mais aussi faire face à la hausse du prix des matières première qui rogne les marges.
Quoiqu’il en soit, Michelin affiche une santé insolente en bourse avec une augmentation du cours de l’action de 18% sur les quatre dernières séances de la semaine dernière (de mardi à vendredi) et une capitalisation boursière approchant les 12 Milliards d’Euros.